Circuit d'interprétation sur le site
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La Tour de Bonvouloir à Juvigny-sous-Andaine :
Son histoire :
La Tour de Bonvouloir à Juvigny-sous-Andaine fut érigée en 1485.
Haute de 26,5 mètres elle servait, aux dires des érudits locaux du XIXème siècle, à " rallier pendant le jour et éclairer pendant la nuit la marche des soldats égarés dans les environs ". Elle témoigne de l'existence d'un ancien château fortifié construit par Guyon Essirart, intendant du Duc d'Alençon.
A voir sur place :

Outre un linteau et quelques pierres, subsistent les fossés qui forment un quadrilatère où certains archéologues ont vu les ruines d'un camp romain.
Construit au sud de la Forêt des Andaines, le phare de Bonvouloir comprend 2 tours.
La plus haute fait penser à un donjon, à un chandelier, voir à un phallus.
Elle est couverte d'un bonnet cylindro-conique.
Quatre regardoirs sont ouverts aux quatre points cardinaux.
Une porte en chêne bardée de ferraille est d'origine : elle a 500 ans.
La margelle du puits et le vieux four à pain (qui a été restauré) méritent le coup d'œil !
Les Tours de Bonvouloir sont classées " Monument historique " depuis 1926.

Sa légende :

Sa forme quelque peu phallique a toujours intrigué,
suscitant les commentaires les plus grivois...

 

Il y avait autrefois un Seigneur de haut lignage et de grand renom.
Il s'appelait Hugues de Tessé. Il possédait un cheval qu'il aimait beaucoup et qui s'appelait Rapide. Le cheval et le maître avaient bien vieilli, tant et tant que le maître ne valait plus guère et le cheval plus rien du tout. La mort dans l'âme, Sire Hugues décida d'abandonner Rapide dans la forêt, au lieu de le tuer. Quelle ne fût pas sa joie lorsqu'il le retrouva, un mois après, frais et alerte, comme au temps où ils couraient les aventures ! Intrigué, Hugues enfourcha son destrier qui le conduisit à la fontaine. Il s'y baigna et y fit pour de longues années, provision de vie et de santé.
Le vidame se maria avec la Dame de Bonvouloir, dont il eut beaucoup d'enfants et fit ériger la Tour, dont la forme évoque un phallus !

Dans certaines éditions anciennes, la légende de la Tour se rattache à celle de la découverte de la Source de Bagnoles :
Une seconde légende raconte que Dame Essirart, la femme du Seigneur des lieux, attendait en vain un héritier. Son mari ne pouvait lui assurer. L'épouse conseilla alors à son mari de consommer intensivement l'eau de la fameuse source qui avait si bien réussi au Comte de Tessé… Le Seigneur accepta et bien que légèrement incrédule, se plia à la supplique de sa femme. Neuf mois plus tard, contre toute attente, un descendant naissait.
Essirart, soulagé et heureux, construisit alors pour commémorer dignement cet événement, une tour supplémentaire à son domaine, remarquable par sa configuration, lui donnant sa forme si surprenante et évocatrice…
Situation - Accès :

Panneau explicatif visible sur le site :

Nature, Tradition, Culture :
"L'édification du château de Bonvouloir date de la fin du XVème siècle. De ce manoir, il ne reste que de curieux vestiges : à une tour ronde, dont la partie supérieure repose sur une couronne de corbeaux, est accolée une très haute et mince tourelle.
Sa toiture, en forme de cloche, est soutenue par une corniche à modillons. Un escalier de pierre permet d'accéder au sommet, d'où l'on découvre un remarquable panorama.
Un colombier, une chapelle et un puits complètent cet ensemble original.
Ce manoir fut construit à l'initiative de Guyon Essirard conseiller et maître d'hôtel de René, Duc d'Alençon.
Le domaine a été transmis par la suite à la famille Achard de Bonvouloir, qui le détient depuis le XVIème siècle et qui a compté plusieurs gouverneurs de la ville de Domfront.
Les vestiges de cette enceinte, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 2 novembre 1926, constituent un témoignage de notre histoire et de notre culture.
A ce titre, la Tour de Bonvouloir contribue aux actions poursuivies dans le cadre de la campagne pour l'Orne en français qui, à travers le maintien et l'enrichissement de la langue française, tend à mettre en valeur les ressources des pays ornais."